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Bienvenue sur le site internet compagnon de l’ouvrage Introduction aux Marchés Financiers paru chez Economica.

À partir de ce site, vous pouvez accéder aux corrigés des applications proposées dans le livre ainsi qu’à de nombreux compléments pédagogiques (thèmes complémentaires, mises à jour, glossaire,…) qui seront progressivement mis en ligne.

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14th jan, 2012

La France perd son AAA

Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s Ratings Services abaisse la note non sollicitée à long terme de la République Française de « AAA » à « AA+ ». Dans le même temps, la note non sollicitée à court terme « A-1+ » est confirmée. Ces notes sont retirées de la liste de surveillance où elles avaient été placées avec implication négative le 5 décembre 2011. La perspective attachée à la note à long terme est « négative ».
Notre évaluation des risques de transfert et de convertibilité (T&C) pour la France, comme pour tous les membres de l’Union Economique et Monétaire Européenne (la zone euro) demeure « AAA », car nous estimons extrêmement faible la probabilité que la Banque Centrale Européenne (BCE) limite l’accès des entités non-étatiques aux devises étrangères pour le service de leurs dettes. Cette opinion se fonde sur l’accès plein et entier aux devises étrangères dont bénéficient actuellement les détenteurs d’euros, situation qui nous semble devoir perdurer dans un avenir prévisible.

L’abaissement traduit notre opinion sur l’impact des difficultés croissantes de la zone euro dans les domaines politique, financier et monétaire. L’issue du sommet de l’Union Européenne du 9 décembre 2011 et les déclarations ultérieures des différents responsables politiques nous ont conduit à considérer que l’accord obtenu ne constituait pas une avancée suffisamment importante, ni dans son étendue, ni dans son montant, pour permettre de résoudre structurellement les difficultés financières de la zone euro. Nous estimons que cet accord politique n’offre ni les ressources additionnelles, ni la flexibilité opérationnelle suffisantes pour soutenir les plans de sauvetage européens et ne constituerait pas non plus une mesure de soutien suffisante pour les Etats de la zone euro faisant l’objet d’une pression accrue des marchés.

Nous pensons également que cet accord se base sur un diagnostic incomplet des causes de la crise, à savoir que les turbulences financières actuelles proviendraient essentiellement du laxisme budgétaire à la périphérie de la zone euro. Nous pensons pour notre part que les problèmes financiers auxquels la zone doit faire face sont au moins autant la conséquence de l’accroissement de déséquilibres extérieurs et de divergences en matière de compétitivité entre les pays du noyau dur de la zone et les pays dits « périphériques ».
Il nous semble donc qu’un processus de réformes basé sur le seul pilier de l’austérité budgétaire risque d’aller à l’encontre du but recherché, à mesure que la demande intérieure diminue en écho aux inquiétudes croissantes des consommateurs en matière de sécurité de l’emploi et de pouvoir d’achat, entraînant l’érosion des recettes fiscales.

Par conséquent, nous avons ajusté à la baisse le score « politique et institutionnel » de la France, conformément à nos critères de notation des Etats Souverains. Cette décision traduit notre opinion selon laquelle l’efficacité, la stabilité et la prévisibilité des politiques et des institutions européennes n’ont pas été suffisamment renforcées au regard de l’intensité de ce que nous estimons être une crise financière qui s’accroît et s’aggrave au sein de la zone euro.

Les notes de la France continuent de refléter notre opinion sur le fait que le pays bénéficie d’une économie riche, diversifiée et résiliente, ainsi que d’une main d’oeuvre hautement qualifiée et productive. Ces points forts sont partiellement contrebalancés, selon nous, par un endettement public relativement élevé ainsi que par les rigidités du marché du travail. Nous notons toutefois que le gouvernement a engagé une stratégie de consolidation budgétaire ainsi que des réformes structurelles à cet égard.

La perspective « négative » attachée à la note à long terme de la France indique qu’il existe selon nous au moins une chance sur trois pour que la note soit à nouveau abaissée en 2012 ou en 2013:
* si les finances publiques déviaient de la trajectoire prévue par les projets de consolidation budgétaire. Si la croissance économique de la France pour 2012 et 2013 se révélait inférieure aux prévisions actuelles du gouvernement (respectivement de 1% et 2%), les mesures budgétaires annoncées à ce jour pourraient s’avérer insuffisantes pour atteindre les objectifs de réduction des déficits pour ces mêmes années.
* Si les déficits publics de la France restaient proches des niveaux actuels, conduisant à l’augmentation progressive de la dette publique nette au-delà de 100% du PIB (contre un peu plus de 80% actuellement), ou si la croissance économique devait demeurer faible sur une période longue, cela pourrait conduire à une dégradation d’un cran de la note ;
* si un accroissement des risques économiques et financiers dans la zone euro conduisait à une augmentation substantielle des engagements conditionnels ou à une détérioration significative des conditions de financement extérieur. A l’inverse, la note pourrait se stabiliser au niveau actuel si les pouvoirs publics parviennent à mettre en oeuvre de nouvelles réductions des déficits afin de stabiliser le ratio d’endettement public dans les deux à trois prochaines années ainsi qu’à mettre en place des réformes favorisant la croissance économique.

Communiqué de presse.

14th sept, 2011

Décryptage

En ces temps mouvementés, voici quelques articles trouvés sur le net qui contribuent à une meilleure compréhension de la situation et des enjeux.

“Dark pools” : les dérives d’une finance de l’ombre

Dans les salles de marchés, “l’indice de la peur” règne en maître

Le système bancaire, maillon faible de la zone euro

Crise, dette, urgence sociale : les Etats submergés

Finances de l’ombre : “Les autorités ont fermé les yeux” (Entretien)

A quand la transparence sur les marchés obligataires ?

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La consolidation des bourses est loin d’être achevée. Ce 1er avril (non non ce n’est pas un poisson), Nasdaq OMX et IntercontinentalExchange (ICE) ont proposé une nouvelle offre pour s’emparer de Nyse Euronext (voir communqiué AOF ci aprés). La position dominante qui résulterait de cette offre sur le marché américain peut laisser penser qu’elle n’aboutira pas. Néanmoins, une telle offre rencontrerait quelques oreilles attentives du coté des autorités américaines qui ont un peu de mal à voir le Nyse se faire racheter par une bourse européenne. Toujours est-il qu’il y a fort à parier qu’un rapporchement Nyse Euronext - Deutsche Börse ne pourra se faire qu’à un prix bien plus élevé.

(AOF) - Nasdaq OMX et IntercontinentalExchange (ICE) lancent une contre-offre de 11,3 milliards de dollars (7,98 milliards d’euros) sur Nyse Euronext, dont le titre bondit de près de 11% à 27,544 euros à la Bourse de Paris. L’offre des deux opérateurs boursiers américains se monte à 42,50 dollars par action, soit une prime de 19% par rapport à celle de Deutsche Börse. Elle se décompose en un versement de 14,24 dollars en numéraire, de 0,4069 action Nasdaq OMX et de 0,1436 action ICE par action NYSE.

   

Le communiqué de presse cité précédemment fait suite à l’annonce de la probable fusion des Bourses de Londres et de Toronto.
Le 9 février 2011 (LONDRES ET TORONTO) – London Stock Exchange Group plc (« LSEG ») et Groupe TMX Inc. (« TMX ») ont annoncé aujourd’hui la conclusion d’une entente visant à unir leurs groupes boursiers diversifiés de premier plan d’Europe et du Canada dans le cadre d’une fusion entre égaux par échange d’actions. De cette fusion, recommandée à l’unanimité par les conseils d’administration respectifs de LSEG et de TMX, naîtra une entreprise de calibre mondial.
Le groupe transatlantique issu de la fusion (« LSEG-TMX » ou le « groupe issu de la fusion ») sera dirigé à partir d’un double siège social situé à Londres et à Toronto et offrira une passerelle internationale, des sources de capitaux et de liquidité parmi les importantes du monde ainsi qu’un portefeuille unique de marchés, de produits, de technologies et de services hautement complémentaires.
Les conseils de LSEG et de TMX sont convaincus de l’attrait stratégique de la fusion, qui donnera naissance à une entreprise plus diversifiée dont la taille, la portée, le rayonnement et l’efficience seront amplifiés et qui offrira à toutes les parties intéressées des avantages appréciables.

Source: TMX

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